ATD Quart Monde : une bouée gonflée d’espoir ! Du Centrafrique en Grande Bretagne

Camille et Perry ont pris un temps sabbatique en famille pour mieux connaître le Mouvement. Camille, assistante sociale de formation, raconte.

Comment avez-vous connu le Mouvement ?

Un peu par hasard, en 2011 en Centrafrique, alors que j’accompagnais mon conjoint, Perry, qui y effectuait une mission d’une année avec le CICR. J’ai découvert ATD Quart Monde en passant tous mes matins avec l’équipe de volontaires et des familles dans des bibliothèques de rue. C’est d’abord son approche qui m’a frappée dans ce contexte africain ; cette force d’être ensemble avec les familles, d’œuvrer à ce que les gens retrouvent leur dignité. C’était si différent de la plupart des organisations non gouvernementales qui souhaitaient soutenir le développement du pays.

Avec le Mouvement, il n’y avait pas de solution déjà trouvée, en amont.

Camille

Qu’est-ce qui vous a touchés ?

C’était aussi et surtout pour moi une histoire de personnes, de rencontres avec les volontaires, les militants. J’ai trouvé ces gens d’une grandeur et d’une justesse dans leur rapport au monde : des bienfaiteurs universels.

Pour moi, à l’heure des catastrophes et des tristes nouvelles concernant l’humanité, ATD Quart Monde est une bouée gonflée d’espoir : avec eux, on va dans le bon sens : un monde plus juste. Cette conviction profonde ne m’a plus quittée.

Huit ans plus tard et trois enfants, votre vie change. Comment ?

Nous avons eu envie, Perry et moi, de prendre une année sabbatique en famille pour vivre quelque chose de particulier.


Une newsletter du Mouvement international nous a conduits à visionner une interview de Moraene Roberts, une militante anglaise décédée depuis. Elle décrivait en quoi les pauvres contribuent au développement de leur communauté et plus généralement de la société. Perry est resté scotché par ce petit bout de femme, cette voix, et l’éloquence de son discours. C’est ainsi que nous avons rejoint ATD Quart Monde : un séjour de cinq mois a pu être planifié avec l’équipe de Frimhurst près de Londres.

Quelle découverte avez-vous faite ?

Notre rencontre avec le Mouvement a été à nouveau extrêmement riche: la réalité des familles et la vie des volontaires, l’histoire de Frimhurst Family House*, ses succès, ses difficultés, les défis d’ATD Quart Monde …

En tant que travailleuse sociale, le passage d’une notion d’aide à une notion de partage m’a beaucoup touchée. Apprendre à construire ensemble les solutions en échangeant nos connaissances. Le chemin parcouru par certains militants au contact d’ATD Quart Monde illustre incroyablement la justesse de cette approche.

La confiance est un autre aspect du Mouvement qui nous a « parlé ». La confiance en l’être humain, en chacun de nous, cette liberté donnée à chacun de trouver son chemin. 

Cette manière de s’accompagner les uns les autres. Prendre ce que l’autre donne et sentir que cette confiance qu’on nous fait nous invite à donner le maximum.

Ces valeurs sont les nôtres, profondément. Et nous les véhiculons dans notre quotidien, que ce soit avec nos enfants, nos voisins ou au travail. A nos yeux, c’est déjà une forme d’engagement.

Et nous savons aussi qu’à notre retour en Suisse, notre implication pourra davantage se développer au fil des projets d’ATD Quart Monde dans le pays et des opportunités pour nous d’y contribuer en tant qu’alliés du Mouvement.

Si vous aussi souhaitez mieux connaître le Mouvement ATD Quart Monde, contactez-nous.

*Depuis plus de 60 ans, la Maison familiale de Frimhurst offre aux familles les plus touchées par la pauvreté en Grande Bretagne un lieu pour se poser, se rassembler dans un cadre confortable, loin des tracas qui les accablent au quotidien.