Retrouver des forces

La maison du Mouvement à Treyvaux : Un lieu de repli, un havre de paix où retrouver des forces. Cet été, de nombreuses familles y ont vécu des séjours de vacances. 

Chrono d’un séjour :
Séjour d’une semaine vécu par cinq adultes et onze enfants, fortement touchés par les conséquences de la pandémie. Trois de ces familles vivent le placement judiciaire de leurs enfants et n’ont pas été autorisées à se retrouver durant une partie du confinement. Une autre a souffert de la pression de l’école à la maison pour ses quatre enfants. Des temps d’ateliers créatifs et artistiques, des promenades, des sorties, des temps de jeux, de repos et de détente ont ponctué les journées. Une mère est heureuse d’avoir vécu, pour la première fois, cinq jours consécutifs avec son jeune enfant. Une autre se réjouit d’avoir pu se promener dans la montagne, laquelle lui rappelait son pays d’origine. Un père remarquait : 

« C’est le premier séjour de vacances que nous vivons tous ensemble en famille et en dehors de la ville où nous habitons ! » 

Les enfants ont exprimé leur joie de jouer avec d’autres et de se faire de nouveaux amis. « Je me suis découverte une passion : la poterie ! » s’est exclamée encore une adolescente. Deux autres ont ajouté qu’ils étaient fiers d’avoir préparé pour tout le groupe un tiramisu. Un papa a, quant à lui, eu à cœur de confectionner un repas pour tous. Ce séjour a été rendu possible grâce à l’engagement d’amis de Treyvaux pour la préparation des repas, de l’équipe des volontaires permanents et de jeunes qui ont apporté un élan spécial : «  J’ai pu apprendre à vivre une autre réalité, rencontrer des gens touchés par la pauvreté. J’ai vu leur motivation, leur courage (…) ! J’ai été touchée par le fait que ces personne marginalisées dans la société ont de grands talents et une joie de vivre incroyable. Cela m’a beaucoup apporté. » 

Avec émotion, une mère a conclu la semaine en expliquant combien elle s’était sentie appartenir à une grande famille durant ce séjour. C’est avec ce sentiment nouveau d’appartenance que chacun est reparti plein d’espoir de pouvoir vivre en famille.

Marylise Roy