Une rencontre qui interroge notre façon de nous former au Mouvement

Photo: Militants, alliés, volontaires réunis en visioconférence pour la première journée de coordination qui a habituellement lieu en présentiel au Centre national à Treyvaux

Journée de coordination : quand le Burkina Faso s’invite à Treyvaux et éclaire notre manière de nous former à mieux connaître le Mouvement

Le 13 mars, nous étions 45, alliés, militants et volontaires, germanophones et francophones, devant nos écrans pour participer à la première journée de coordination nationale de 2021. Le matin, Treyvaux s’est paré des couleurs du Burkina Faso. Nous nous sommes retrouvés par la magie de la voix de Florent Bambara1 assis dans une ruelle de Ouagadougou avec les enfants des rues pour participer à une bibliothèque sous les lampadaires. Nous les avons ensuite suivis à la Cour pour les rencontrer un peu mieux, apprendre du courage et de la résilience dont ils font preuve en vivant dans la rue, loin de leurs familles. Apprendre aussi de l’extrême patience de l’équipe d’ATD Quart Monde sur place qui tisse chaque jour avec eux des liens de confiance pour les amener vers le chemin du renouement familial.

Après nous être questionnés à partir de l’expérience de Florent et avoir senti, grâce à lui, combien nous appartenions à un mouvement international, nous avons consacré l’après-midi à interroger nos manières de nous former pour mieux connaître le Mouvement.

Joana Jaquemet, volontaire stagiaire, a introduit les échanges en présentant les nouveaux espaces de co-formation de la dynamique jeunesse.

Après un temps de discussion en petits groupes, il est ressorti que la confiance et la dimension d’égalité que nous cultivons entre nous tous, quels que soient nos parcours, nos origines, nos statuts sociaux, nos vécus ou non de la pauvreté, font la force et l’unicité du Mouvement ATD Quart Monde.

Reconnaître le savoir de chacun et la capacité de tous à créer et à être acteur de sa vie, nous pousse à apprendre en permanence les uns des autres et à rester en mouvement. Toutefois, ce souhait de créer ensemble une vie plus égalitaire ne va pas sans la recherche individuelle de sa place, une place à prendre afin de pouvoir apporter concrètement sa force pour construire ensemble.

Si le sens du Mouvement est de permettre à chacun de trouver la sienne, il est nécessaire de se donner du temps, ce temps justement que dans nos vies, nous semblons avoir de moins en moins, tant nous courons après des « résultats » immédiats.

Enfin, nous avons achevé cette journée en mettant en avant l’action, comme moteur central de formation. Patience, authenticité, écoute, partage et action commune, une somme d’ingrédients pour nous former au mieux et ainsi poursuivre le chemin qui nous lie dans la lutte contre la pauvreté avec celles et ceux qui la vivent.


Hélène Cassignol Madiès

1 Florent Bambara, volontaire permanent originaire de Ouagadougou, a rejoint en janvier, avec sa famille, le Centre national du Mouvement. Il prépare un article sur la mission qu’il a menée pendant dix ans au Burkina, à paraître dans Information Quart Monde de juin prochain.

Aux membres actifs du Mouvement
La deuxième journée de coordination de l’année est d’ores et déjà programmée : samedi 11 septembre 2021 de 10h à 16h (horaire à confirmer).

Pour les personnes désireuses de mieux connaître le Mouvement, vous êtes les bienvenues à l’Assemblée générale qui se tiendra le 17 avril prochain de 10h30 à 16h (sur inscription en raison des mesures sanitaires). De 14h à 15h, il vous est possible de suivre uniquement la conférence « Donner la priorité à celles et ceux qui sont les plus exclu.e.s de l’emploi » .

Pour les jeunes dès 18 ans : entrer en contact avec le Mouvement par le biais du Chantier Jeunes du 11 au 17 juillet 2021 au Centre national à Treyvaux. Inscription ouverte.